jeudi 5 mai 2011

Le 8 mai, Fête des mères

Annuelle et religieusement soulignée, la Fête des mères réunit des familles entières autour du pilier souvent centrale dans la tête et le coeur de chaque unité d'amour.

Au Québec, les femmes ont survécu et se sont bien implantées sur ce jeune pays d'un peu plus de 400 ans. Seules à entretenir les cultures de la terre après le travail des hommes à la défricher. Seules pendant des hivers froids et peu lumineux dans des cabanes où c'est le nombre d'âmes humaines et animales qui réchauffent une maison car le bois auparavant coupé par leur homme.

Seules de la fin du printemps à la fin de l'été et pendant tout l'hiver, elles n'ont souvent pour visite que le curé qui vient plus souvent les sermonner car il y a pas de "petits derniers en chemin" ou parce que leur présence à l'église, fort fort lointaine, se fait remarquer.

Puis, le temps passe et les femmes sont encore seules. Pendant que les hommes vont à la guerre, seules elles bâtissent une grande partie de l'économie du Québec. Et quand est présente la période noire, elles savent chanter et réchauffer les coeurs avec des paroles et musique qui roussissent les êtres.

De pionnières, elles se transforment en revendicatrices. Elles refusent de perdre leurs enfants et géniteur qu'elles aiment tellement. Grévistes acharnées qui ont réussits à faire annuler une "loi d'enrôlements obligatoires", à se donner le droit de voter pour choisir leurs dirigeants, se procurer l'instruction après avoir payé celle de leurs frères, à obtenir des emplois qui maintenant sont souvent mieux rémunérés que pour ceux des hommes. 

Québec, ville guerrière d'amour où des femmes amènent le beurre sur la table et où des hommes vont ensemble bavarder au parc en amenant leurs enfants dans des poussettes.
Belle province d'eau et de terre, tu es matriarcale et patriarcale tout à la fois. Beau mélange!

Diane Parent dite de Boischatel

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