Annuelle et religieusement soulignée, la Fête des mères réunit des familles entières autour du pilier souvent centrale dans la tête et le coeur de chaque unité d'amour.
Au Québec, les femmes ont survécu et se sont bien implantées sur ce jeune pays d'un peu plus de 400 ans. Seules à entretenir les cultures de la terre après le travail des hommes à la défricher. Seules pendant des hivers froids et peu lumineux dans des cabanes où c'est le nombre d'âmes humaines et animales qui réchauffent une maison car le bois auparavant coupé par leur homme.
Seules de la fin du printemps à la fin de l'été et pendant tout l'hiver, elles n'ont souvent pour visite que le curé qui vient plus souvent les sermonner car il y a pas de "petits derniers en chemin" ou parce que leur présence à l'église, fort fort lointaine, se fait remarquer.
Puis, le temps passe et les femmes sont encore seules. Pendant que les hommes vont à la guerre, seules elles bâtissent une grande partie de l'économie du Québec. Et quand est présente la période noire, elles savent chanter et réchauffer les coeurs avec des paroles et musique qui roussissent les êtres.
De pionnières, elles se transforment en revendicatrices. Elles refusent de perdre leurs enfants et géniteur qu'elles aiment tellement. Grévistes acharnées qui ont réussits à faire annuler une "loi d'enrôlements obligatoires", à se donner le droit de voter pour choisir leurs dirigeants, se procurer l'instruction après avoir payé celle de leurs frères, à obtenir des emplois qui maintenant sont souvent mieux rémunérés que pour ceux des hommes.
Québec, ville guerrière d'amour où des femmes amènent le beurre sur la table et où des hommes vont ensemble bavarder au parc en amenant leurs enfants dans des poussettes.
Belle province d'eau et de terre, tu es matriarcale et patriarcale tout à la fois. Beau mélange!
Diane Parent dite de Boischatel
Diane de Boischatel
jeudi 5 mai 2011
Bon printemps prudent
Première semaine de mai 2011
À Québec, les vents décoiffent les bourgeons. La pluie motive la verdure à montrer sa garde-robe printanière aux couleurs verte et tendre. En ville, les Québécois rève à se délecter du fumet "fleurs d'arbres" très présent au printemps, dans la Vieille-Capitale.
Malgré le fait que les gens du Québec soient encore sous le couvert de leur manteau et chapeau, les Québécois demeurent optimistes. La température bienfaitrice, près de 8 degrés celsius, stimulent l'allant des bonnes gens. Certains ont même commencé à pratiquer des sports d'eau sous le ciel garni de volées d'oies blanches et de bernaches que se suivent et se succèdent. Les canards eux ont déjà pris leurs quartiers, les volatiles immigrants tout comme les "hivernants".
D'autres Québécois, nantis de confortables bottes, s'enfoncent dans la forêt pour y voir les végétaux éclore dans les sous-bois. (Ils seront vite cachés par leurs frères ainés, ces derniers!) Les promeneurs observent les animaux sauvages qui se remettent de leur vie hivernale; active ou passive!
À cette période, dans les espaces immenses et accessibles du Québec, les coureurs des bois se remémorent l'art de se promener en terre animalière car ses habitants ont pu oublier ce qu'est un humain. D'animaux dangereux et affamés, il leur faudra un temps pour qu'ils ne redeviennent craintifs, évitant l'homme. D'ici là, tout et chacun espère ne pas rencontrer mère ours et ses petits. Pendant que les mammifères et autres animaux s'étendent sur tout le territoire, les hommes de bon sens demeurent dans des sentiers battus où ils se rassurent par de joyeuses salutations tout en se pressant sur les bas-côtés des sentiers étroits pratiqués par hommes et bêtes.
Le pays est vaste. Il y a de la place pour tout, même pour les visiteurs d'ailleurs. Bon printemps prudent!
Diane Parent dite de Boischatel
À Québec, les vents décoiffent les bourgeons. La pluie motive la verdure à montrer sa garde-robe printanière aux couleurs verte et tendre. En ville, les Québécois rève à se délecter du fumet "fleurs d'arbres" très présent au printemps, dans la Vieille-Capitale.
Malgré le fait que les gens du Québec soient encore sous le couvert de leur manteau et chapeau, les Québécois demeurent optimistes. La température bienfaitrice, près de 8 degrés celsius, stimulent l'allant des bonnes gens. Certains ont même commencé à pratiquer des sports d'eau sous le ciel garni de volées d'oies blanches et de bernaches que se suivent et se succèdent. Les canards eux ont déjà pris leurs quartiers, les volatiles immigrants tout comme les "hivernants".
D'autres Québécois, nantis de confortables bottes, s'enfoncent dans la forêt pour y voir les végétaux éclore dans les sous-bois. (Ils seront vite cachés par leurs frères ainés, ces derniers!) Les promeneurs observent les animaux sauvages qui se remettent de leur vie hivernale; active ou passive!
À cette période, dans les espaces immenses et accessibles du Québec, les coureurs des bois se remémorent l'art de se promener en terre animalière car ses habitants ont pu oublier ce qu'est un humain. D'animaux dangereux et affamés, il leur faudra un temps pour qu'ils ne redeviennent craintifs, évitant l'homme. D'ici là, tout et chacun espère ne pas rencontrer mère ours et ses petits. Pendant que les mammifères et autres animaux s'étendent sur tout le territoire, les hommes de bon sens demeurent dans des sentiers battus où ils se rassurent par de joyeuses salutations tout en se pressant sur les bas-côtés des sentiers étroits pratiqués par hommes et bêtes.
Le pays est vaste. Il y a de la place pour tout, même pour les visiteurs d'ailleurs. Bon printemps prudent!
Diane Parent dite de Boischatel
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