Première semaine de mai 2011
À Québec, les vents décoiffent les bourgeons. La pluie motive la verdure à montrer sa garde-robe printanière aux couleurs verte et tendre. En ville, les Québécois rève à se délecter du fumet "fleurs d'arbres" très présent au printemps, dans la Vieille-Capitale.
Malgré le fait que les gens du Québec soient encore sous le couvert de leur manteau et chapeau, les Québécois demeurent optimistes. La température bienfaitrice, près de 8 degrés celsius, stimulent l'allant des bonnes gens. Certains ont même commencé à pratiquer des sports d'eau sous le ciel garni de volées d'oies blanches et de bernaches que se suivent et se succèdent. Les canards eux ont déjà pris leurs quartiers, les volatiles immigrants tout comme les "hivernants".
D'autres Québécois, nantis de confortables bottes, s'enfoncent dans la forêt pour y voir les végétaux éclore dans les sous-bois. (Ils seront vite cachés par leurs frères ainés, ces derniers!) Les promeneurs observent les animaux sauvages qui se remettent de leur vie hivernale; active ou passive!
À cette période, dans les espaces immenses et accessibles du Québec, les coureurs des bois se remémorent l'art de se promener en terre animalière car ses habitants ont pu oublier ce qu'est un humain. D'animaux dangereux et affamés, il leur faudra un temps pour qu'ils ne redeviennent craintifs, évitant l'homme. D'ici là, tout et chacun espère ne pas rencontrer mère ours et ses petits. Pendant que les mammifères et autres animaux s'étendent sur tout le territoire, les hommes de bon sens demeurent dans des sentiers battus où ils se rassurent par de joyeuses salutations tout en se pressant sur les bas-côtés des sentiers étroits pratiqués par hommes et bêtes.
Le pays est vaste. Il y a de la place pour tout, même pour les visiteurs d'ailleurs. Bon printemps prudent!
Diane Parent dite de Boischatel
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